Une parisienne sur le lac Bobonaza

Départ en pirogue sur le fleuve Bobonaza pour Sarayaku. A la vue des pirogues, je me dit qu’il n’est pas possible de s’installer dedans. Il doit y avoir une autre pirogue qui va arriver ? Non, les indiens installent un banc pour pouvoir s’asseoir.

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Des bancs de sable, des arbres tombés la veille qui bloquent le passage, l’eau à évacuer tous les quarts d’heure… La traversée est des plus chaotiques.

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Heureusement à la barre, des indiens qui manœuvrent avec une précision incroyable pour éviter ces obstacles. Je me sens en confiance.

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Et lorsque la nuit devient noire, si noire, ce sont des millions d insectes, de grenouilles en fond sonore ! je commence à faire une crise d’angoisse , qui sera heureusement passagère balayée rapidement par ma fascination pour cette foret si puissante et si vivante. Je voulais de l’aventure, je la vis sur cette pirogue au milieu de la jungle amazonienne.

Nous arrivons enfin à Sarayaku. En pleine nuit. Plus qu’une côte très glissante à monter en bottes et cape de pluie avant de rejoindre ma tente. C’est à ce moment que je pense « Pourquoi suis-je venue jusqu’ici, qu’est-ce qu’il m’a pris » ? Après avoir déposé mes affaires, je me détends. La nuit est pleine d’étoile… Un hébergement aux mille étoiles… C est peut-être ça finalement le vrai luxe ?

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