Il y a des sujets sur lesquels on ne peut pas tricher. Des sujets où il faut parfois donner de sa personne. Littéralement. Me voilà donc, presque « à nue », à me laver dans une rivière amazonienne. (Bon, entre nous, depuis cette vidéo je fais deux heures de sport par jour… donc on reste indulgents, OK ? 😅)
Mais revenons à l’essentiel : l’eau.
Pour les communautés indigènes, cette rivière est bien plus qu’un simple point d’eau. Elle est leur garde-manger, leur salle de bain, leur cuisine, leur pharmacie. Elle est la vie.
Et pourtant, me laver ici, c’est aussi faire face à une peur bien réelle : celle de tomber nez à nez avec un serpent… ou pire.
Mais à bien y réfléchir, cette peur est presque dérisoire comparée à la réalité de cette eau.
Car, entre nous, quel animal aurait envie de vivre dans une rivière saturée d’hydrocarbures, de déchets toxiques et de résidus d’or noir ?
Cette eau, si précieuse, est aujourd’hui souillée par la course effrénée à l’exploitation pétrolière. Et le plus inquiétant, c’est que ce fléau n’a pas de frontières.
Non, la pollution de l’eau ne touche pas que les peuples reculés de l’Amazonie.
En Europe, on estime que plus de la moitié des fleuves sont gravement pollués.
Et ailleurs, l’eau devient une arme de guerre : en Irak, le groupe État islamique a coupé l’accès à un barrage à Ramadi, privant toute une population d’eau, compliquant une opération militaire. Une guerre de l’eau. Littéralement.
Alors oui, l’eau est devenue un trésor.
Un trésor convoité.
Un trésor menacé.
Et un trésor que nous avons encore la chance de pouvoir préserver.
Ne la gaspillons pas. Ne la laissons pas filer.
Parce que défendre l’eau, c’est défendre la vie.
Tou savoir sur l’eau en 10 chiffres http://www.lemonde.fr/planete/video/2016/03/22/tout-savoir-sur-l-eau-en-10-chiffres_4888180_3244.html
Myriam Kebani








