Passer le week-end à Quito avant de plonger au cœur de la forêt amazonienne.
Ce matin, j’étais bien décidée à arpenter la ville à pied, appareil photo en bandoulière, carnet de notes en poche… prête à explorer, à m’imprégner, à sentir la ville battre.
Mais j’avais oublié un petit détail : Quito est perchée à 2800 mètres d’altitude.
Et là, être « à deux de tension » n’est plus juste une expression. C’est mon corps qui dit stop.
Essoufflée au bout de quelques pas, cœur qui cogne pour un rien…
Il a fallu ralentir. Vraiment ralentir.
Alors j’ai pris une grande inspiration.
Et j’ai soufflé tout ce que j’avais laissé derrière moi.
« Au revoir Paris. »
Je t’aime, mais… ta course folle, ton tumulte, tes rendez-vous à la minute près, les dîners mondains, les injonctions de briller, de produire, d’acheter encore… j’ai mis tout ça entre parenthèses.
Ici, à Quito, puis bientôt à Sarayaku, je pars en quête d’autre chose.
D’une vie plus lente, plus calme, plus enracinée.
Une vie qui respire, qui écoute, qui respecte.
Et quel meilleur endroit que l’Équateur pour entamer ce chemin ?
Ce pays où la Constitution a inscrit noir sur blanc la notion de « buen vivir » — ce bien-vivre qui remet l’humain, la nature, l’équilibre au cœur de tout.
En 2016, pour moi, c’est décidé : on passe du paraître à l’être.
On revient à l’essentiel.
Hasta luego.
Myriam Kebani